La performativité des objets

Depuis deux ans, je travaille sur deux projets d’exposition individuelles. L’une de ces expositions, La maison étanche qui devait avoir lieu au centre d’exposition du vieux presbytère de St-Bruno en novembre 2020, a été repoussée en 2022. L’autre, La performativité des objets, devrait avoir lieu en théorie en février 2021 à la Maison de la culture Mercier, mais elle pourrait aussi être repoussée. Avec l’incertitude actuelle, il devient difficile de trouver la motivation à poursuivre la production. De plus, ces projets deviennent envahissants dans l’atelier. Voici donc une tentative de visualiser le travail a accomplir, un état des lieux de la pratique.

Tentative de visualisation des différents éléments qui pourraient composer l’installation.

Tentative de visualisation des différents éléments qui pourraient composer l’installation.

La performativité des objets réunira un corpus d’œuvres qui s’intéresse à l’accumulation et à la réutilisation des objets et des matières ainsi qu’au détournement des savoir-faire artisanaux. Les explorations présentées seront composées principalement de matériaux imprimés, d’objets récupérés, de documents textuels, photographiques et vidéographiques qui proposent des narrations autour d’expériences tactiles et matérielles. La cocréation est au coeur de ces explorations bien que présentement, il semble impossible de poursuivre dans cette voie. J’ai tout de même accumulé des documents issus d’autres expériences antérieures, notamment lors de mes résidences à L’imprimerie centre d’artiste (été 2018) et à Circa art actuel (été 2019).

Plan de l’exposition (toujours en processus).

Plan de l’exposition (toujours en processus).

Pour cette exposition, j’envisage la création de différentes zones qui entreront en dialogue et en interaction. Certaines zones proposeront des expériences déambulatoires aux allures participatives ou performatives. D’autres zones présenteront des documents textuels, photographiques et vidéographiques d’actions réalisées avec les éléments inclus dans l’exposition. L’ambiance de gymnase est envisagée comme un dispositif général accentuant l’expérience kinesthésique des visiteurs. Par exemple, l’utilisation de lignes colorées au sol, de tapis colorés, de ventilateurs et de lampes d’appoint permettra de délimiter et de dynamiser les différentes zones.

En proposant des déambulations et des récits poétiques, cette exposition permettra de réfléchir à l’organisation de nos espaces, à la gestion des matières résiduelles ainsi qu’au potentiel expressif et performatif des objets et des matériaux qui nous entourent. Les principes de répétition, de multiplication et de médiatisation sont au centre de ces explorations et s’inscrivent dans un désir de lenteur et de partage.

« La débâcle » à la Foire d'art contemporain de Saint-Lambert

La débâcle est présentée dans une vitrine urbaine pendant la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert. L'expérience in situ est ce qui apporte le plus à ma pratique. Réaliser ce travail dans la vitrine d'un magasin désaffecté semble avoir beaucoup de sens en ce moment. Dans le contexte actuel, c'est peut-être la meilleure façon de rejoindre le public.

Même après plus de 10 ans, cette oeuvre évolutive réalisée lors de ma maitrise m'étonne encore. La débâcle provoque toujours de belles réactions, tant chez les petits que les grands! Sourires, émerveillements, observations intenses et grandes émotions. Grâce à la présence de Jean-Simon DesRochers, le montage a été super efficace. En plus de redécouvrir l'oeuvre, nous avons documenté l'ensemble du processus : stopmotion, caméra au corps, plans larges. Voici deux vidéos stopmotion qui documentent une partie de cette expérience.

La débâcle, à voir ou à revoir au 434 avenue Victoria jusqu’au 10 octobre 2020.

Jour 1 : quatre heures de montage en 23 secondes.

Jour 2 : intégrer le décor en 42 secondes.

Un jardin dans l'atelier

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Dialogue.

Il y a un jardin dans l’atelier. Je crois qu’il a quelque chose à m’apprendre. J’ai le sentiment qu’il est là depuis longtemps, un récit en latence dans mes installations passées. Il envahit l’espace, il occupe mon temps, de plus en plus de temps.

Nous pensons souvent que le jardin est fait pour flatter la vue, qu’il est ornement avant tout esthétique. (…) Nous tirons le jardin vers le tableau de paysage, nous le pensons peint alors qu’il est surtout planté. En somme, nous le transformons trop facilement en paysage. Or, ce qui prend en compte la plantation, le travail effectué, le projet, c’est la narration, le récit. Les plantations se font dans le temps et réclament, pour être décrites, le temps du récit qui découle ses séquences dans une succession datée, séquences dont l’enchainement tient davantage au fil du récit qu’à une composition visuelle. Cauquelin, 2003, p.37

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La constitution du jardin présente des filiations avec mon approche de la création. Comme si mes gestes étaient liés à un rituel, « une manière d’exister face aux objets » comme l’énonce Anne Cauquelin dans le livre L’invention du paysage (2000, p.13). Ils dessinent un parcours sensible. Ce n’est pas une réaction aux choses du monde, c’est plutôt un travail qui est lié au développement d’une histoire, un récit à la fois poétique, personnel et matériel.

Séquence après séquence, le « je » du narrateur, le « je » de l’auteur, celui qui prend la parole et vous emmène sur la ligne de son récit, est bien le « je » du jardinier, celui qui vous promène de proposition en proposition et qui instaure le récit de promenade comme mode de communication. Cauquelin, 2003, p.38

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Depuis longtemps, je m’intéresse à la représentation et à l’occupation des espaces - des espaces théoriques, des espaces abstraits. Mais en période de confinement, l’espace à soi devient précieux. Comment l’habiter? Et puis, qu’est-ce qu’on en fait de cet espace? Habiter, c’est d’abord prendre le temps de vivre, développer son propre récit.

Le premier jardin est celui de l’homme ayant choisi de cesser l’errance. (Clément, 2012, p.12)

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Actuellement, faire un jardin vivrier semble prendre tout son sens. Dans l’atelier, la planification et la plantation des semences demandent l’organisation d’installations particulières : laboratoire, serre, jardin intérieur. Les plantes ont parfois besoin de chaleur, de froid, de lumière et d’ombre, d’eau, de repiquage, plus de terre (les tiges montent souvent trop vite). L’entretien de tout ce petit monde demande une constante adaptation. Hier, il fallait sauver les semis de laitue, aujourd’hui, c’est les plants de concombre qui manquent de place et cherchent la lumière. Il faut parfois ouvrir la fenêtre, un peu de froid et de vent pour retarder la croissance.

C’est au jardin potager, et seulement en ce lieu, que le jardinier attentif à la plus grande économie de gestion procède au recyclage des déchets et des énergies. Tout y figure en puissance : l’utile et le futile, la production et le jeu, l’économie et l’art. Du jardin potager naissent tous les jardins, il traverse le temps et contient le savoir. Clément, 2012, p.17-18

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Le jardin est un projet. Il demande engagement. Il intervient entre les autres activités familiales, professionnelles. Il donne un rythme. Il est la curiosité des voisins, des amis, de la famille. Sera-t-il productif? Une réussite ou un échec?

Le potager, à lui seul, traduit une politique volontaire et, en dépit de son dessin autoritaire, un esprit de liberté. Installé pour produire, agrémenter et expérimenter, il se destine au partage et à l’amélioration des conditions de vie : mélange de maîtrise, de physiocratie et d’humanisme généreux (…). Clément, 2012, p.25-26

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Et puis dans l’atelier, il a des effets. Ralentissement, prise d’espace. Pour le bien de la plantation, tout est emboité, déplaçable, transférable, en transition. Cet état me plait beaucoup. Un peu de vert, beaucoup de pots de terre sur des plateformes, des roulettes, des étagères.

Comme le site, le jardin est en retrait de l’architecture, bien qu’il en fasse partie. Il est pris dans une logique d’emboitement, dépendant de séparations et de « lots ». Cependant, tout comme le site, il a partie liée avec le lieu, sa profondeur et sa mémoire. Il accueille la dimension du temps, ce qui n’est pas le cas de l’espace géométrique. C’est un espace intérieur à l’extérieur du bâti et, en retour, un extérieur (un lieu) à l’intérieur du construit. Comme le site, il n’est pas paysage (…), car il se donne, non pas comme un ensemble, une totalité, mais comme addition de détails, fragments cousus. Cauquelin, 2003, p.106

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Il faut tout réorganiser en fonction de la pousse et des besoins. Un mouvement continuel qui me retire de l’espace abstrait auquel je me suis habituée. Je contrôle peu de chose. C’est une accumulation de détails qui peut faire une différence.

La fragmentation devient alors un moyen pour atteindre le but : l’unité reconstituée. Nous sommes dans le domaine des opérations de rangement et d’explications; on déplie et découpe pour mieux plier et remettre ensemble. (…) Dans cette version du fragment – et ce sera celui de la poésie-, le fragment devient acte; acte de langage, il donne vie à l’objet; acte de transformation, il métamorphose le banal en sublime, élève le quotidien à la hauteur d’un art total. Cauquelin, 2003, p.111-114

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L’atelier devient un espace de projets fragmentés, d’accumulation d’histoires. Bientôt le jardin sortira dehors. Je pourrai retrouver mon espace pour déployer d’autres expériences, d’autres tentatives. La création restera cependant habitée de ce jardin intérieur.

Références :

  • Cauquelin, Anne. (2000). L’invention du paysage. Paris : Presses Universitaires de France

  • Cauquelin, Anne. (2003). Petit traité du jardin ordinaire. Paris : Éditions Payot et Rivages

  • Clément, Gilles. (2012). Une brève histoire du jardin. Paris : Éditions JC Béhar

L'actualité fantomatique des journaux couleur pêche

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Nous gardons les journaux. Ils nous envahissent.

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Imprimer une couleur pour recouvrir les textes, les images.

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L’actualité fantomatique des journaux couleur pêche.

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Matière première, papier en abondance.

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Faire des piles, faire des pots.

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Accumuler les retailles.

Objets du quotidien, objets de création

Les mains de ma fille.

Les mains de ma fille.

Être confinés en famille pose de nouveaux défis pour poursuivre le travail de recherche et de création. Comment utiliser ce contexte pour repenser la modalité des gestes du quotidien et la manière d’être et d'occuper l’espace domestique et celui de l’atelier?

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Dans la maison étanche, il y a d’abord la question des matériaux (je travaille la matière). Qu’est-ce que j’ai de disponible? Quels procédés puis-je utiliser et reproduire? Ensuite, il y a l’intégration dans le quotidien de la famille. Est-ce possible de faire de la cocréation, de jouer avec la temporalité des journées afin de produire de nouvelles expériences? Comment brouiller les frontières entre les activités ménagères et la création?

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Observations. Dans l’atelier, il y a beaucoup de résidus de création, d’objets récupérés et de papier (toujours le papier) et le désir d’accumuler des formes colorées, des émotions des souvenirs. Dans la maison, il y a beaucoup d’objets aussi : du linge à plier, de la vaisselle à laver, des objets à ranger, des plantes à arroser, des habitats à maintenir propres.

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Tranquillement, on trouve des objets et des formes. On fait des moulages de papier mâché, des empreintes, en rouge, en bleu, en jaune et en blanc. On recycle les papiers de livraison, les retailles de papiers japonais aussi. La qualité et les matérialités sont différentes, les gestes non hiérarchisés.

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Et puis il y a les autres objets, des bouts d’emballages, une balle de massage, des tapis de coupe, une vieille table bricolée. Les choses s’assemblent d’une drôle de manière. On perd le contrôle. Peut-être que tout ce mouvement ne servira à rien.

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On découpe, on arrange, on multiplie, on empile, on documente. Une frénésie d’occuper le temps et l’espace, de faire quelque chose. Le quotidien comme expérience esthétique.

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État des lieux

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Les projets en attente, le matériel de yoga et les livres s’entremêlent dans l’atelier. La frontière entre les gestes de création, de recherche et de mise en forme semble de plus en plus floue. Entre l’ordre et le désordre, les objets sont déplacés, repositionnés en suivant les besoins. Une installation semble prendre forme dans ce mouvement quotidien.

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Sur la table, quelques livres, des images, des crayons de couleur. Je m’ennuie des collaboratrices rieuses.

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Interventions poétiques : conclusion de la résidence

Test de mise en espace avec projections.

Test de mise en espace avec projections.

Dans mes recherches actuelles, je m’intéresse à la culture matérielle, principalement aux conséquences de la consommation, à la gestion et à la réutilisation des objets et des matières ainsi qu’à la fabrication artisanale (DIY, upcycling). Mes explorations récentes, dont celles développées lors de ma résidence à Circa art actuel cet été, s’inscrivent dans un désir de lenteur, de décroissance et de partage ainsi que dans une volonté de résister à notre société de productivité.

Test de projection sur des objets

Test de projection sur des objets

Test de projection sur des objets

Test de projection sur des objets

Test de projection sur des objets

Test de projection sur des objets

En atelier, j’accumule une collection d’images, d’objets, de matériaux et de documents avec lesquels je souhaite développer de nouvelles installations in situ. Ces éléments sont issus de collectes de matières résiduelles, de récupérations de mobiliers et d’objets, de réutilisations d’éléments provenant de projets antérieurs (installations en papiers imprimés et en matériaux pauvres) et d’une pratique de documentation soutenue du travail d’atelier.

Vue d’ensemble d’explorations de mises en espace

Vue d’ensemble d’explorations de mises en espace

Exploration d’intégration d’images imprimées répétées dans une installation.

Exploration d’intégration d’images imprimées répétées dans une installation.

À partir de ces éléments, j’explore des dispositifs de mises en espace, des stratégies de cocréation et de documentation qui explorent notre relation à la matière et à l’environnement. Actuellement, je travaille sur deux pistes de recherche : 1) des installations participatives qui utilisent des dispositifs incitants à la manipulation, à la création et à la collaboration; 2) des installations documentaires composées de textes, de photos, de vidéos, d’objets et de matériaux qui proposent des récits poétiques issus d’explorations matérielles et des ateliers d’improvisation en arts visuels qui explorent la matérialité et l’espace. Les principes d’accumulation, de multiplication et de médiatisation sont au centre de cette réflexion.

Vue général des explorations

Vue général des explorations

Exploration d’un dispositif d’installation documentaire.

Exploration d’un dispositif d’installation documentaire.

À travers mes prochaines résidences et expositions, je souhaite développer ces piste de recherche . Pour les explorations de mises en espace, j’envisage la création de différentes zones entrant en dialogue et en interaction. Certaines zones proposeront des dispositifs installatifs incitant à des expériences immersives, participatives, performatives ou évolutives (manipulation d’objets et de matériaux, prescriptions d’actions, de documentations et de médiatisation de l’information visuelle). D’autres zones présenteront une mise en espace de documents photographiques, vidéographiques et textuels d’actions réalisées avec des matériaux et des objets performatifs.

Exploration d’un dispositif d’installation documentaire.

Exploration d’un dispositif d’installation documentaire.

Interventions poétiques : jour 7

Matériaux pour la première exploration poétique de la journée.

Matériaux pour la première exploration poétique de la journée.

Malgré la chaleur, cette septième journée d’exploration (7 aout) a été l’une des plus intenses. Annie France Leclerc et Clara Painchaud étaient avec moi. Nous avions plusieurs idées que nous souhaitions approfondir. Nous avions les mêmes caméras qu’à l’habitude. J’avais apporté de nouveaux textiles colorés, un projecteur pour montrer quelques tests de projection sur des objets et un dispositif pour mettre la caméra Go Pro sur notre tête.

Paysage mobile. Images issues d’une captation vidéo avec la Canon. Cadrage Annie France Leclerc.

Paysage mobile. Images issues d’une captation vidéo avec la Canon. Cadrage Annie France Leclerc.

État des lieux après la première exploration.

État des lieux après la première exploration.

Nous avons commencé a explorer une séquence très simple où Annie France et Clara laissaient tomber des matériaux devant la caméra. Doucement, un paysage s’est formé devant nos yeux. Cette séquence tranquille ne lissait pas entrevoir la suite de la journée qui fut beaucoup plus mouvementée.

Matériaux.

Matériaux.

Nous avons ensuite ramassé plusieurs éléments que nous avons rapprochés de la zone près de la fenêtre. Nous avons fait quelques photographies et tests de projection.

Objets pour pour tests de projection.

Objets pour pour tests de projection.

Clara a commencé à jouer avec les nouveaux textiles colorés pendant qu’Annie France a fait quelques photographies et séquences vidéos. Ce que Clara voyait était magnifique, la lumière passait à travers les textiles et animait les surfaces de couleurs. Nous avons donc fait plusieurs explorations avec la caméra Go pro sur nos têtes. À tour de rôle, nous avons expérimenté le dispositif en concentrant nos mouvements pour faire des images avec notre tête. Les premières images étaient étonnantes. Nous nous sommes donc laissé emporter par cet élan.

La danse colorée. Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Canon. Performance Clara Painchaud. Cadrage Annie France Leclerc.

La danse colorée. Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Canon. Performance Clara Painchaud. Cadrage Annie France Leclerc.

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Les mains. Images issues de séquences vidéos avec la caméra Go Pro.

Les mains. Images issues de séquences vidéos avec la caméra Go Pro.

Processus de captation sur la tête avec Andrée-Anne Dupuis Bourret.

Processus de captation sur la tête avec Andrée-Anne Dupuis Bourret.

La bataille. Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Go Pro.

La bataille. Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Go Pro.

En processus de captation avec Andrée-Anne Dupuis Bourret.

En processus de captation avec Andrée-Anne Dupuis Bourret.

Immersion. Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Go Pro.

Immersion. Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Go Pro.

En processus de captation.

En processus de captation.

Après ces expériences, le sol était couvert de matériaux. Clara a continué de jouer avec le vent. Semblable à un spectre, elle était recouverte d’un textile blanc qui se déplace parmi les couleurs. Annie France et moi avons fait différents cadrages avec toutes les caméras disponibles. Ensuite, Annie France a rejoint Clara pour jouer avec les matériaux.

En processus de captation avec Clara Painchaud.

En processus de captation avec Clara Painchaud.

La dernière exploration poétique a été des plus intense. Entre le jeu de cachette, le théâtre et la danse expérimentale, les deux corps se sont mélangés aux matières jusqu’à la confusion.

Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Canon. Performance Clara Painchaud et Annie France Leclerc. Cadrage Annie France Leclerc.

Images issues d’une séquence vidéo avec la caméra Canon. Performance Clara Painchaud et Annie France Leclerc. Cadrage Annie France Leclerc.

En processus de captation avec Clara Painchaud et Annie France Leclerc.

En processus de captation avec Clara Painchaud et Annie France Leclerc.

Image issue d’une séquence vidéo avec la caméra Lumix.

Image issue d’une séquence vidéo avec la caméra Lumix.

Interventions poétiques : jour 6

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Après ces cinq journées intensives d’explorations en cocréation, j’ai senti le besoin de passer une journée seule pour expérimenter. Je souhaitais documenter des interventions simples et minimales : textiles en mouvement au-dessus d’un ventilateur, courtes séquences en stopmotion, captation avec ma caméra Gopro sur la tête. L’objectif étaient de réaliser de courtes séquences pouvant être intégrées à des installations en relation avec des séquences plus complexes.

Image issue d’une captation vidéo.

Image issue d’une captation vidéo.

J’ai profité de cette sixième journée (1er aout) pour réaliser quelques séquences en stopmotion. J’ai travaillé une première séquence avec les formes jaunes et les roches de papier. En déplaçant les objets devant la caméra, une installation éphémère s’est construit puis s’est déconstruit. L’animation image par image permet de garder tous les états de l’installation sans la figée à un moment précis.

Image issue d’une séquence en stopmotion.

Image issue d’une séquence en stopmotion.

Les formes tournent les unes autour des autres sans se fixer. D’autres formes sont lancées et se déposent au hasard. Il n’y a pas d’objectif précis. Seulement un mouvement de la matière en évolution.

En processus de captation

En processus de captation

À la fin de la captation

À la fin de la captation

Ensuite, j’ai poursuivi avec les triangles de bois verts et d’autres objets blanc. La dynamique des formes était très différente pour cette séquence. Le mouvement des triangles semble plus saccadé au visionnement.

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Les triangles verts se déplacent et s’agitent. D’autres formes blanches apparaissent sur la scène. Les éléments s’assemblent puis se dispersent.

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Suite à ces tournages, j’ai consacré un moment au ramassage en filmant mes gestes avec ma caméra Gopro sur ma tête : passer le balai, classer des éléments, mettre les éléments dans une boite ou un sac, etc. J’ai filmé également de courtes séquences très minimales avec des objets blancs : bâche, formes en foamcore, etc. Les formes blanches réfléchissent bien la lumière et produisent des images étranges et aseptisées.

Le ménage

Le ménage

Image issue d’une captation avec la caméra Gopro sur la tête.

Image issue d’une captation avec la caméra Gopro sur la tête.

Image issue d’une captation avec la caméra Gopro sur la tête.

Image issue d’une captation avec la caméra Gopro sur la tête.

Image issue d’une captation avec la caméra Gopro sur la tête.

Image issue d’une captation avec la caméra Gopro sur la tête.

Image issue d’une séquence en stopmotion

Image issue d’une séquence en stopmotion